La France, fière de sa déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) s’apprête à célébrer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
proclamée au Palais de Chaillot à Paris, il y a soixante ans, le 10 décembre 1948. Mais cette même France, son gouvernement, s’avère incapable de faire entendre sa voix pour l’un des siens, dont
les Droits fondamentaux ont été violés.
Dimanche, la liste des prisonniers « libérables » a été publiée en Israël, mais le nom de Salah Hamouri n’y figure pas. Comme le gouvernement
Israélien l'avait annoncé,
250 prisonniers Palestiniens seront libérés et une fois de plus, aucun habitant de
Jérusalem Est n’a été inscrit sur cette liste. Pour les autorités israéliennes, les Palestiniens de Jérusalem condamné par les tribunaux militaires ne peuvent pas bénéficier de la moindre remise
de peine.
Aujourd’hui, malgré la mobilisation de nombreux citoyens et élus de toute la France, le silence médiatique n’est pas percé, malgré toutes les
démarches effectuées auprès du gouvernement français et les assurances prodiguées, Salah Hamouri est toujours en prison.
L’injustice subie par Salah, celle de son emprisonnement sans qu’il ait commis de délit n’est pas acceptable. L’injustice subie par Salah, celle
qui résulte de l’attitude du gouvernement français qui, arguant d’un processus judiciaire, ne mènent pas une action diplomatique d’ampleur comme il le fait pour d’autres français détenus de par
le monde, n’est pas acceptable.
L’injustice n’est ni acceptable ni tolérable. Elle lève un sentiment légitime de colère. Une colère d’où l’on peut puiser l’énergie utile pour
mener le tapage* indispensable qui fera connaître le cas de Salah Hamouri et obtenir sa libération.
lire la lettre de J.C. Lefort publiée le 16 décembre