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Le blog pour Salah Hamouri

Liberté !

30 Avril 2009 , Rédigé par E.B. Publié dans #Actualité sur Salah Hamouri

Monsieur le Président réveillez vous il serait temps ! Certes le service public d’information télévisuelle, bien aux ordres de votre auguste personne, a ignoré une fois de plus Salah Hamouri*. Mais dans les villes, dans les media et même a TF 1, à l’occasion de son anniversaire on a parlé de notre compatriote Salah et de son injuste emprisonnement. Votre devoir est de demander sa libération comme vous le faites pour d'autres Français détenus de part le monde. Le 25 avril pour l’anniversaire de Salah Hamouri, les comites de soutien se sont mobilisés afin d’alerter l’opinion publique en faveur de sa libération, des milliers de citoyens ont exprimé leur soutien en lui adressant une carte postale 


Dans l'Ain, a Bourg en Bresse, ville natale de la maman de Salah et où il venait en vacances chez sa grand mère, un rassemblement s’est tenu devant Hôtel de Ville où la mairie a apposé un portrait couleur de Salah (2m sur 1,5). Lors de ce rassemblement se sont succédé des prises de parole dont celle du Maire Jean François Debat et d’une jeune fille qui a lu un message de Denise Hamouri
.

 

 Salah Hamouri a eu 24 ans le 25 avril, il est innocent, quil sorte de prison ! 
 

Autre lieu, Place Bellecour à Lyon, près de 200 personnes ont manifesté devant le portrait de Salah Hamouri pour son anniversaire qu’il passe emprisonné. Élus, membres d’associations, représentants des cultes, de nombreuses personnes du comité lyonnais de parrainage étaient présentes dont Nathalie Perrin-Gilbert maire du premier arrondissement ainsi que René Balme  maire de Grigny qui fera Salah citoyen d’honneur le 16 mai.
Le comité lyonnais de parrainage déclare :
 

 

A l’occasion de son anniversaire qu’il va devoir passer en prison en Israël, nous lui exprimons toute notre sympathie et solidarité ainsi qu’à Denise sa mère (originaire de Bourg en Bresse) et son père restaurateur à Jérusalem.
Il est révoltant que cet étudiant franco-palestinien innocent, ait été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire d’occupation pour « un délit d’intention ». À 24 ans, il a déjà passé 4 ans de sa vie en prison. Il doit pouvoir retrouver les siens, à Jérusalem.
Le Comité lyonnais de parrainage, dans sa grande diversité politique, philosophique, religieuse et sociale, réuni ce 24 avril demande aux autorités françaises de tout mettre en œuvre pour exiger de l’état d’Israël la libération de Salah Hamouri.
Pour satisfaire l’exigence de justice, le respect des droits de l’homme et du citoyen, le comité lyonnais invite à le rejoindre, et à développer partout l’information et la mobilisation pour la liberté de Salah.

 

 

 

 * En savoir plus sur Salah Hamouri et son emprisonnement

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Des faits 15/08/2009 06:52

Le dossier d'interrogatoire de Salah Hamouri contient ses aveux signés du chef d'accusation d'association de terroristes en vue de commettre un attendat. Il reconnaît non seulement le repérage de l'objectif visé (la résidence du rabbin Ovadia Yossef) mais décrit également dans le menu le plan d'opération mis en place pour cet attentat. Tout cela est annexé à l'accord de « plea bargain » qu'il a signé et dont ses avocats ont en mains un original.
Le même chef d'accusation d'association de terroristes existe en droit français (article 421.1 du Code pénal) et qu'il prévoit des peines de 10 ans de prison ainsi que des peines complémentaires qui consistent en :
- l'interdiction des droits civiques, civils et de famille- l'interdiction d'exercer une fonction publique ou une activité professionnelle ou sociale ;- l'interdiction de séjour.

david 12/05/2009 17:40




Affaire Salah Hamouri, Réponse à la polémique


Par Nina Ben Ami


Mardi 23 décembre 2008 à 17:37


 


Suite à la décision du Conseil de Paris mercredi 17 décembre dernier d’élever Guilad Shalit au rang de Citoyen d’honneur de la ville de Paris, la polémique s’étend sur le sort de Salah Hamouri, franco-palestinien, condamné à sept ans de prison en Israël. Nous publions le point de vue de la porte-parole de l'Ambassade d'Israël en France, Nina Ben-Ami. 


Si l'on prend en considération le cas de Salah Hamouri, plusieurs faits devraient être clarifiés. M. Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 pour trois chefs d'inculpation : - son appartenance à une organisation illégale, le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), - sa position de leader au sein de cette organisation, - et enfin sa participation dans le complot destiné à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef d'un parti politique. Il a été jugé dans un processus juste et transparent. Il a été représenté par son avocate israélienne, Maître Leah Tsemel, qu'il a choisie. Lors de ce processus les preuves présentées par le procureur militaire démontraient son implication dans les crimes dont il est accusé. Lors du plea-bargain que son avocat lui a recommandé de faire, il a plaidé coupable et a été condamné. Il n'a jamais changé de version ou contesté sa culpabilité. Après sa condamnation, M. Hamouri a choisi de ne pas faire appel de sa condamnation devant le tribunal militaire israélien supérieur, ni même devant la Cour Suprême de l'Etat d'Israël. Il a le droit de demander l'indulgence, ce qu'il n'a pas fait non plus. Le procès a été mené dans une totale transparence avec la complète coopération de son équipe juridique.M. Hamouri a été jugé devant un tribunal militaire parce qu'une partie des crimes dont il est accusé a été commis dans les territoires palestiniens, et non en Israël. En outre, ses deux complices résident dans les territoires palestiniens. Selon le code de procédure militaire, ces crimes relèvent de la compétence du tribunal militaire et non de la justice civile. Toute comparaison entre les cas de Salah Hamouri et celui de Guilad Shalit est une erreur. A Guilad Shalit on ne reproche rien excepté le fait d'être Israélien. M. Hamouri a été arrêté pour des crimes graves et a été condamné à une peine de détention après un processus judiciaire parfaitement légal. Guilad Shalit a été kidnappé par des terroristes et n'a pas pu défendre ses droits devant une instance judiciaire, qu'elle soit civile ou militaire. M. Hamouri a bénéficié des mêmes droits que tous les prisonniers israéliens parmi lesquels le droit de visite de la famille. Famille qui sait exactement où il se trouve. Les ravisseurs de Shalit, au mépris des droits humanitaires les plus élémentaires, refusent de donner la moindre de ses nouvelles à sa famille ou aux organisations humanitaires. Aucune information sur les conditions de détention ou sur son état de santé n'ont été transmises depuis plus de deux ans. Alors s'agit-il, pour les partisans de la comparaison -si l'on suit leur raisonnement tel qu'ils le défendent-, de plaider aussi en faveur de Guilad Shalit pour qu'il puisse bénéficier des mêmes conditions de détention que Salah Hamouri ? Les défenseurs de la comparaison défendront-ils le droit au prisonnier Shalit de bénéficier aussi du conseil d'un avocat de son choix, d'un procès ouvert au public, de la possibilité d'un recours à une instance d'appel, de pouvoir être détenu dans des conditions acceptables en terme humanitaire dans la même transparence que celle accordée par la justice israélienne à Salah Hamouri, de bénéficier d'un droit de visite pour sa famille, son avocat, de la croix rouge et de tout autre comité de soutien... Nul doute que les amis de Guilad sauront alors aussi se mobiliser pour Salah Hamouri. Malheureusement ces défenseurs seront incapables de le faire à force d'assener des vérités partielles et des contre-vérités. Nina BEN-AMI est porte-parole de l’Ambassade d'Israël à Paris.