Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog pour Salah Hamouri

60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

9 Décembre 2008 , Rédigé par E.B. Publié dans #Actualité sur Salah Hamouri

« C’est une véritable indignité que le gouvernement français n’obtienne pas de l’ami Israël la libération de Salah Hamouri... Je rentre de Gaza où j’ai vu les yeux hagards des enfants affamés. Un territoires où survivent 1.700.000 habitants enfermés pour quelques roquettes tirées vers Israël le plus souvent sans faire de victime… Chaque article de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme peut s’appliquer à ce que devrait faire Israël. Halte là ! Libérez gaza, obtenez la Paix ! Israéliens, c’est votre devoir autant que votre droit  ».

C’est par ces mots que l’ambassadeur Stéphane Hessel ouvrait la soirée du « 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – Droits du peuple Palestiniens : droits universels ». Cette soirée musicale, poétique et politique, c’est tenu dimanche 7 décembre dans l’enceinte de l’Institut du Monde Arabe à l’initiative de la Délégation Générale de Palestine en France soutenue par la FIDH, la LDH, la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine et l’ Institut du Monde Arabe.

Auparavant, Hind Khoury, Délégué Générale de Palestine en France inaugurait cette soirée en la dédiant aux palestiniens souffrant des check point qui empêche toute mobilité en Cisjordanie, aux habitants de Hébron victimes des violences perpétrées par des colons israéliens, aux 11000 prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël et à la population de Gaza enfermée dans une prison à ciel ouvert et bien sûr au poète Mahmoud Darwich dont les poèmes ont rythmé cette soirée.

La présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Souheir Belhassen, a apporté le témoignage poignant du Vice Président de la FIDH, Raji Surani, qui vit à Gaza. « Un enfer sans lumière, sans chauffage, où l’on manque de tout, nourriture, médicaments… » C’est sur l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme que l’historien Bernard Ravenel, Président de l’AFPS, appuya son intervention : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ». Avant de poursuivre : « Un article essentiel, qui comme tous les autres articles de cette Déclaration est bafoué par le gouvernement Israélien à l’égard des palestiniens… ».

Musique, poésie et chants

La lumière changea et un par un, musiciens, cantatrices, lecteur, lectrices firent leur entrée sur scène. La prose de Mahmoud Darwich, puissamment portée par Marie-Christine Barrault, résonna, « Et nous aimons la vie » :
        "Nous aussi, nous aimons la vie
        Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens.
        Nous dansons entre deux martyrs et pour le lilas entre eux, nous dressons un minaret ou un palmier.
        Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens…"


Un air de musique s’éleva, par l’ensemble Al Adwâr, nouveau poème de Mahmoud Darwich cette fois interprété en français par Jean Damien Barbin et en arabe par la talentueuse comédienne syrienne Hala Omran. Puis, ponctuation par une composition du trio Khoury, voix de cantatrices, dont Aïcha Redouane de réputation internationale et la jeune et talentueuse soprano franco-jordanienne Dima Bawab…
Deux heures d’un spectacle majestueux et vif.  Une représentation dirigée par le compositeur Franco-Palestinien Suleïman El Qoudsi et mis en scène par Wissam Arbache. Un spectacle que le public, debout, bissa par trois fois.



Extrait de la soirée, « Nous avons une patrie » poème de Mahmoud Darwich, en français par Jean Damien Barbin puis en arabe par Hala Omran :


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article